« Est-ce que j’ai vraiment besoin de Standard, ou Basic suffit? » C’est la question qu’on reçoit le plus souvent au sujet des forfaits Microsoft 365. Dans le match Business Basic vs Standard, presque tout se joue sur un seul point : vos employés ont-ils besoin de Word, Excel et Outlook installés sur leur ordinateur?

Premium, lui, répond à une autre question. On y arrive.

Chez Techno-Cloud, le prix des licences Microsoft 365 part de 9,72 $ par utilisateur par mois pour Business Basic. Comptez 22,87 $ pour Business Standard et 35,76 $ pour Business Premium, en paiement mensuel.

Ce que les trois forfaits Microsoft 365 ont en commun

La base est la même partout, et elle est solide. Chaque utilisateur a une boîte de courriel Exchange avec calendrier et contacts. Microsoft fait passer en 2026 la boîte principale de 50 à 100 Go pour les trois forfaits Business, un changement déployé graduellement. Chacun a aussi 1 To de stockage OneDrive, Teams pour les appels et le clavardage, SharePoint pour les fichiers d’équipe, et les versions web et mobiles de Word, Excel, PowerPoint et Outlook.

Les trois forfaits sont limités à 300 utilisateurs, ce qui couvre largement une PME. Et la double authentification est offerte dans tous, sans frais.

Si votre besoin principal est d’avoir un courriel professionnel à votre nom de domaine fiable, n’importe lequel des trois fera le travail.

Microsoft 365 Business Basic : pour les équipes qui travaillent dans le navigateur

Basic n’inclut pas les logiciels Office à installer. Tout se fait dans le navigateur ou dans les applications mobiles. Pour beaucoup d’équipes, c’est suffisant : Outlook sur le web fonctionne bien, et Word en ligne fait tout ce qu’une lettre ou une soumission demande.

Basic convient bien à un OBNL de Charlesbourg dont les bénévoles se connectent de chez eux, à une équipe de chantier qui vit sur son cellulaire, ou à un commerce où une seule personne fait la paperasse.

Là où ça coince : les fichiers Excel complexes. Les macros VBA, par exemple, ne s’exécutent pas dans Excel pour le web. Si votre comptabilité ou vos soumissions reposent sur un classeur bourré de macros, Basic va vous nuire.

Attention aussi à un piège qu’on voit souvent. Une entreprise prend Basic en se disant qu’elle gardera ses vieilles licences Office achetées une fois. Or le soutien d’Office 2019 a pris fin en octobre 2025, et celui d’Office 2021 prend fin le 13 octobre 2026. Ces versions continuent de s’ouvrir, mais ne reçoivent plus de correctifs de sécurité. Ce n’est pas une base sur laquelle bâtir.

Microsoft 365 Business Standard : quand il faut Office sur l’ordinateur

Standard ajoute les applications de bureau : Word, Excel, PowerPoint, Outlook et OneNote, plus Access sur PC. Chaque utilisateur peut les installer sur un maximum de cinq ordinateurs (PC ou Mac), cinq tablettes et cinq téléphones. Le forfait ajoute aussi quelques outils comme les webinaires avec inscription dans Teams et l’éditeur vidéo Clipchamp.

C’est le bon choix pour un bureau qui produit des documents toute la journée : comptables, firmes de génie, agences, cabinets de professionnels. Si vos employés passent leur journée dans Excel ou font du publipostage dans Word, prenez Standard.

L’écart avec Basic est de 13,15 $ par utilisateur par mois. Pour cinq personnes, ça fait un peu moins de 66 $ par mois. Mettez ce montant en face du coût de licences Office achetées séparément, et le calcul se fait vite.

Quelle différence entre Business Standard et Premium?

Microsoft 365 Business Premium contient tout Standard. Ce qu’il ajoute, ce sont des outils de sécurité qu’une PME n’aurait pas les moyens de bâtir elle-même.

Intune permet de gérer les ordinateurs et les téléphones de l’équipe : exiger un code de verrouillage, chiffrer le disque, effacer à distance les données de l’entreprise sur un cellulaire perdu. Microsoft Entra ID P1 apporte l’accès conditionnel, c’est-à-dire des règles du genre « refuser toute connexion venant de l’extérieur du Canada » ou « exiger un appareil géré pour ouvrir les fichiers clients ». Defender for Business protège les postes de travail contre les logiciels malveillants et les rançongiciels, et Defender for Office 365 analyse les pièces jointes et les liens reçus par courriel. Premium inclut aussi la prévention des pertes de données dans Purview et un archivage de courriels qui peut grimper jusqu’à 1,5 To.

Qui en a besoin? Une entreprise qui manipule des données sensibles : dossiers de patients, déclarations de revenus, informations financières de clients. Une équipe dont les portables sortent du bureau tous les jours. Ou une entreprise dont l’assureur vient d’envoyer un questionnaire de cybersécurité qui parle d’authentification multifacteur et de protection des postes.

Avec la Loi 25, une PME qui détient des renseignements personnels doit prendre des mesures de sécurité raisonnables pour les protéger. Premium ne règle pas la conformité à lui seul, mais il fournit plusieurs des outils techniques qui la rendent possible.

Peut-on mélanger les forfaits Microsoft 365 dans une même entreprise?

Oui. Dans un même environnement Microsoft 365, la réception peut être sur Basic, la comptable sur Standard et la direction sur Premium. Passer d’un forfait à l’autre plus tard se fait sans migration : on change la licence, les courriels et les fichiers restent en place. C’est aussi la meilleure façon de garder le prix Microsoft 365 raisonnable : chacun a la licence qui correspond à ce qu’il utilise vraiment.

Une nuance pour Premium, par contre. Les protections comme l’accès conditionnel ou la gestion des appareils s’appliquent aux utilisateurs qui ont la licence. Un pirate, lui, vise le compte le moins protégé. Si la sécurité est la raison pour laquelle vous regardez Premium, appliquez-le à toute l’équipe.

Notre recommandation

Une équipe qui travaille surtout par courriel et calendrier, avec des documents simples, devrait prendre Business Basic. Un bureau où Excel et Word sont ouverts du matin au soir devrait prendre Standard. Premium se justifie dès qu’il y a des données sensibles, des appareils qui se promènent ou une exigence d’assureur.

Dans tous les cas, le forfait ne fait pas tout. La double authentification, les enregistrements SPF, DKIM et DMARC du domaine et une bonne migration de vos anciens courriels comptent autant que le choix de licence.

Écrivez-nous avec le nombre de personnes dans votre équipe et les logiciels qu’elles utilisent chaque jour : on vous recommandera le bon forfait.

À lire aussi